Money is energy

Comment l’échange se transforme en énergie du changement ?

Partons d’une chose simple, échanger vient du principe que je te donne quelque chose qui m’appartient contre une autre qui t’appartient ; je te donne une chose qui a de la valeur à mes yeux contre une autre que tu estimes en avoir out autant, à tes yeux. Et cela, commence dès l’enfance et c’est très sérieux : « on peut faire un échange ? » et attention : « reprendre  c’est voler » ;-).

On échange valeur contre valeur, quelque chose que chacun estime équivalent à la valeur de son bien. Donc, je t’échange une quantité de blé contre une quantité de viande (par exemple). Le temps que j’ai passé à cultiver mon blé, correspond au temps que tu as passé à élever ta bête… l’échange peut se faire. Cela remonte à la nuit des temps.

Je fais quelques bons dans le temps pour arriver au moment où la monnaie se déploie dans le monde. Grâce à elle, je peux échanger mon blé contre monnaie sonnante et trébuchante (un autre type de blé 😉 ). Telle est la base des échanges matériels et financiers. Je passe outre la possibilité d’acheter de l’argent, le propos du jour porte sur l’échange ou l’énergie du changement.

A présent, penchons-nous sur les échanges d’idées et de pensées. Si l’échange valeur-matérielle contre valeur-matérielle est mesurable (en temps, force de travail, ou finances), mesurer la valeur d’une pensée complique un petit peu la donne.

Comment puis-je me rendre compte que la pensée a de la valeur ? Et quelle est cette valeur ? Allons droit au but, c’est en allant confronter nos pensées à d’autres pensées, nos idées à d’autres idées, nos concepts à d’autres concepts que nous nous rendons compte de deux choses :

  • Je suis touché par les pensées de mon interlocuteur ;
  • Mes pensées touchent mon interlocuteur.

Au passage, aviez-vous remarqué que « confronter » c’est se retrouver front contre front ? N’est-il pas plus belle image ? Voilà qui nous permet de donner une dimension positive à la confrontation. Dès lors, c’est dans l’altérité que je peux mesurer l’impact de la pensée de l’autre sur ma propre pensée voire de mes croyances et donc de mes actes ; et c’est grâce à l’empathie, que je peux effleurer la sensation de l’impact de ma pensée sur l’autre. Mais rien ici ne permet d’en mesurer encore la valeur (temps, force de travail ou financière).

C’est à ce niveau que vient le changement. Comme vous venez de le voir, la pensée précède l’action. Si l’échange d’idées impacte la pensée sa conséquence directe va en direction des actes. Plus la pensée impacte l’autre et plus la probabilité de son changement augmente (et inversement). Si ce changement mène vers un mieux-être, solutionne une difficulté, un problème ou stimule la performance… alors il est possible que quelqu’un soit intéressé pour bénéficier de ce changement. Dès lors, il peut décider d’investir de la valeur financière pour gagner du temps, éviter de se fatiguer, ou aller plus loin dans l’atteinte de ses objectifs. Il y a alors échange de pensées contre une valeur financière, dans la perspective d’un résultat.

A présent, regardons de plus près le mot échange et décomposons-le de cette manière : e-change, de la même manière que l’émotion pourrait se décomposer en e-motion, et que e-motion pourrait se traduire comme de l’énergie en mouvement (je vous laisse en déduire toutes les conséquences).

Change en français comme en anglais exprime bien le passage d’un état à un autre. Si le « e » correspond à l’énergie, ne commencez-vous pas à voir où je veux en venir ? Pour moi, l’échange est un transfert d’énergie qui précède le changement : le « e » avant « change ». A la lecture de ce qui précède, l’énergie correspondrait à un échange de valeur ! Celle que l’on estime et celle que l’autre estime. De cette manière, si cette valeur est ramenée à une correspondance financière, alors cette dimension financière pourrait également se traduire dans une dimension énergétique.

Longtemps je me suis interrogé sur les raisons pour lesquelles certains me disait que l’échange d’argent n’est que l’expression d’une énergie. Il me semble ici qu’à l’issue de cette réflexion, je peux dire que :

  • L’échange est une énergie de changement
  • cette énergie correspond à la valeur que l’on y met
  • cette valeur peut recouvrir de nombreux aspects : le temps, la force de travail, le troc l’argent…

Et cela n’est possible que par la présence de l’autre, et donc l’altérité.

Olivier Oger

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