« La lumière est en toi, laisser rayonner tu dois »

« La lumière est en toi, laisser rayonner tu dois »

Quel est donc ce processus alchimique, ces « histoires » qui laissent croire que l’on puisse transformer les métaux vils en or ? Comment se fait-il que l’on ait entendu parler de la pierre philosophale, censée transmuter le plomb en or et qu’on ne l’ait jamais vu ? Et l’élixir de longue vie… c’est quoi ?
En mécanique quantique, l’expérimentateur occupe une place dans l’expérience puisque les résultats tiennent compte de sa présence. Eh bien de la même façon, l’alchimiste influence l’ensemble du processus alchimique. Alors qu’il cherche à transmuter la matière première (et je vous donne ici un indice) non pas en or mais en lumière, il se cherche lui-même et se transmute également. Enfin, et de la même manière, le coach est partie prenante de l’accompagnement du coaché vers sa transformation.
Vous vous souvenez de l’animus et de l’anima de Carl Gustav Jung où l’homme et la femme s’ouvrent à leurs opposés féminin et masculin ? L’animus et l’anima sont « de l’au-delà », surnaturels. Ils sont lumière et force qui mènent au « sacré », omnipotent et omniprésent. Et selon Jung, ce pouvoir, chacun l’a en soi.
Mais attention, notre psy préféré nous met en garde : ne cherchons pas à ressembler à Dieu ou du moins à nous prendre pour lui, ce serait alors courir à notre propre perte. Connaissez-vous cette blague d’un ami coach ? Quelles est la différence entre Dieu et un coach ? Réponse : Dieu ne se prend pas pour un coach
Ne cherchons pas non plus à jouer au prophète, à devenir créateur de secte ou bien mère toute puissante. Selon Jung, ce sont là les grands risques de « l’inflation psychique », autrement dit : attraper la grosse tête ! Ce qui revient à se rendre compte (ou pas) que l’extension de notre personnalité va au-delà de nos capacités ou de nos limites individuelles. Pour creuser un peu plus ce phénomène, c’est comme si à force de chercher la lumière nous étions possédés par elle et que l’on soit incapable de la transmettre. Bref, à force de se la péter, on explose !
Comment faire pour ne pas tomber dans ce piège ? Allez, donnez-moi cinq solutions dont deux qui peuvent être complètement farfelues !
Que fait l’Alchimiste ? Il passe et repasse sa matière au creuset, au feu de l’athanor, humblement jusqu’à ce qu’il trouve le cristal. Que nous dit Jung ? Faites preuve d’humilité, retournez à la terre (humus en latin). Apprendre et apprendre encore à maîtriser l’anima et l’animus, la force et la lumière en chacun de nous… jusqu’à trouver un nouvel archétype : « le soi ». Que fait le coach ? Il travaille et retravaille ses fondamentaux et reste profondément bienveillant et tolérant vis-à-vis de son client et de lui-même.
Dès lors tout s’ordonne et l’équilibre s’installe. Le macrocosme est comme le microcosme, l’univers des galaxies est comme l’univers des atomes à l’intérieur de notre être. Comme l’écrit Toth l’Atlante, « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». La psyché s’harmonise, tout comme le métal qui cristallise au fond du creuset. Je deviens indivisible, « indivis », c’est ce que Jung appelle l’individuation.
Je ne résiste pas ici à citer Brigitte Boudon, docteur ès lettres et enseignante en philosophie :
« L’homme individué ne s’émeut pas devant les événements. Il n’est affecté que sur des plans inférieurs de son être et peut demeurer impassible devant des incidents très agréables ou désagréables.
 
Il est parfois poussé vers des tâches très difficiles ; il peut les réaliser car des forces surgissant du Soi lui permettent de nager à contre-courant des valeurs collectives. »
Arrivé à l’équilibre des opposées (ombre et lumière, anima et animus, lune et soleil, roi et reine…), il « ne reste plus » ici qu’à faire grandir le feu de l’athanor, de le faire monter en température et en intensité. Par cette opération, le métal s’aligne, cristallise jusqu’à enfin laisser passer la lumière.
Le saviez-vous ? Au Moyen-Age, les bâtisseurs des cathédrales avaient quelques secrets de construction. Je vais vous en dévoiler un qui appartient aux maîtres et compagnons vitriers.
D’une part, afin de donner leurs couleurs aux vitraux, ils ne disposaient pas à l’époque des pigments modernes tels que ceux que l’on connaît aujourd’hui et que l’on fait fondre pour colorer le verre.
D’autre part, le chantier des cathédrales était un chantier « religieux », y travailler relevait donc d’un acte de « foi ». Souvent, lorsque l’on commençait à participer à l’œuvre, on n’en voyait pas la fin. On dit d’ailleurs que le chantier de la cathédrale de Paris aurait duré 107 ans, d’où l’expression : « on ne va pas attendre 107 ans ! » (au passage, les travaux de la Sagrada Familia ont commencé en 1882 et devraient s’achever en 2026… soit 144 années !)
Question:
1- Quels pigments utiliser pour donner de la couleur aux vitraux ?
2- Comment faire honneur et donner une valeur particulière à la lumière qui entre dans l’édifice religieux, tout en la rendant sacrée ?
Réponse : on utilisait des poussières de métal que l’on mélangeait à la silice et que l’on faisait fondre. En passant à travers le verre coloré, la lumière percutait les minuscules morceaux de métal et tel un prisme, une seule vibration pouvait poursuivre son chemin, ce qui ne donnait qu’une seule couleur. Pour les alchimistes, il y a 7 métaux : le plomb, l’étain, le fer, le mercure, le cuivre, l’argent et l’or. En utilisant de la poussière d’argent, on obtenait du bleu. Et en utilisant de la poussière d’or, on obtenait alors la couleur rouge. Vous me suivez ?
Dès lors, le voyage alchimique se termine. L’or est lumière, cette lumière qui purifie la part d’ombre en chacun de nous. Notre travail d’alignement nous révèle à nous-mêmes, et le coaché se découvre être un autre lui, et peut-être la meilleure version de lui-même. Le voyage alchimique se termine en ouvrant la voie aux œuvres de l’individu devenu sa propre pierre philosophale, et selon Jung, le « soi » capable de répondre aux défis du monde.
A bientôt les amis,
Olivier Oger

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